Vendredi 6 novembre 2026 À propos · Facebook
International

CEDEAO-OIM : cinq priorités pour renforcer la coopération migratoire

Après une visite de travail à Abuja, la CEDEAO et l’OIM ont retenu cinq priorités communes en matière de migration. Les actions, les points d’entrée institutionnels, les calendriers et les possibilités de financement restent à préciser.

La CEDEAO et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) veulent renforcer leur coopération sur cinq priorités : la libre circulation, la mobilité de la main-d’œuvre, les déplacements liés aux changements climatiques, le retour et la réintégration, ainsi que la gouvernance migratoire.

L’engagement a été annoncé le 3 novembre 2026 par la Commission de la CEDEAO. Sylvia Ekra, directrice régionale de l’OIM pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, s’était rendue au siège de l’organisation régionale à Abuja du 26 au 28 octobre.

Des priorités communes à traduire en actions

Les deux institutions ont indiqué qu’elles identifieraient des actions prioritaires, des points d’entrée institutionnels et des calendriers réalistes. Elles doivent également examiner les possibilités d’initiatives conjointes et de mobilisation de ressources. Le communiqué ne donne ni montant, ni calendrier d’exécution déjà arrêté, ni liste d’actions lancées.

La coopération a été réaffirmée, mais les éléments publiés ne permettent pas de présenter les mesures à venir comme déjà financées ou mises en œuvre. Les ressources évoquées sont des possibilités à examiner, et non des fonds dont la mobilisation serait confirmée.

Libre circulation et mobilité de la main-d’œuvre

La libre circulation et la mobilité de la main-d’œuvre figurent parmi les domaines retenus. Le communiqué ne précise pas quelles règles ou procédures pourraient être révisées, ni quels groupes de travailleurs seraient concernés.

Les actions prioritaires, les points d’entrée institutionnels et les calendriers doivent encore être définis conjointement. L’annonce ne présente donc ni nouveau dispositif de circulation ni calendrier d’application.

Climat, retour et gouvernance

La mobilité liée aux changements climatiques figure également parmi les priorités, avec le retour et la réintégration ainsi que la gouvernance migratoire. Le communiqué ne détaille pas de programmes précis ni de résultats attendus pour ces domaines.

Le communiqué met aussi l’accent sur la coordination transfrontalière et la nécessité de garantir la protection, la sécurité et la dignité des migrants, en particulier ceux en situation de vulnérabilité. Il ne présente pas ces éléments comme un mécanisme nouveau déjà opérationnel.

Le suivi devra préciser les responsabilités

Les deux institutions ont annoncé qu’elles identifieraient les points d’entrée institutionnels et des calendriers réalistes pour leur coopération. Le communiqué ne précise pas encore quelles actions seront conduites en premier ni selon quelles échéances.

La mobilisation de ressources fait partie des questions à examiner, mais la Commission de la CEDEAO n’a annoncé aucun financement acquis. Le communiqué évoque l’exploration de possibilités d’initiatives conjointes et de mobilisation de ressources.

La visite de Sylvia Ekra s’est déroulée au siège de la CEDEAO à Abuja pendant trois jours, du 26 au 28 octobre. L’annonce publiée le 3 novembre confirme l’engagement des deux institutions et les domaines prioritaires convenus, sans donner de date pour la publication d’un plan de travail.

Une coopération encore en cours

La coopération annoncée concerne notamment la gouvernance migratoire et la coordination transfrontalière. Le communiqué indique également que la protection, la sécurité et la dignité des migrants, particulièrement ceux en situation de vulnérabilité, doivent être garanties. Anthony Ogunjimi, Dehpue Zuo et Nassirou Bako-Arifari figuraient parmi les participants à la visite.

Les prochaines étapes annoncées consistent à identifier des actions prioritaires, des points d’entrée institutionnels et des calendriers réalistes, ainsi qu’à explorer les possibilités d’initiatives conjointes et de mobilisation de ressources. Aucun plan de travail daté ni financement confirmé n’a été annoncé.

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