CEDEAO : dernière réunion de pilotage pour le projet d’accès à l’électricité
La dernière réunion du comité de pilotage d’ECOWAS-REAP s’est tenue à Abuja le 3 novembre. La CEDEAO annonce que le projet a amélioré l’accès à l’électricité pour près de 500 000 personnes, avant sa clôture prévue le 31 décembre 2026.
Selon le bilan annoncé par la CEDEAO, près de 500 000 personnes dans 490 localités ont obtenu ou vu leur accès à l’électricité amélioré grâce au Projet régional d’accès à l’électricité. Sa 10ᵉ et dernière réunion de comité de pilotage s’est tenue à Abuja le 3 novembre, alors que le programme doit officiellement s’achever le 31 décembre 2026.
Le projet, connu sous le nom d’ECOWAS-REAP, est financé à hauteur de 225 millions de dollars par la Banque mondiale et couvre la Gambie, la Guinée-Bissau et le Mali. La CEDEAO indique qu’il a été mis en œuvre pendant six ans. La réunion a rassemblé des représentants des ministères de l’Énergie, des opérateurs nationaux et des équipes chargées de la coordination régionale et de l’exécution dans les pays.

Des branchements documentés en Gambie et en Guinée-Bissau
Les sources disponibles ne permettent pas de confirmer le chiffre de 43 090 branchements de ménages en Gambie. Pour la Guinée-Bissau, la Banque mondiale rapportait, dans une mise à jour du 7 octobre 2026, 20 651 branchements domestiques achevés dans 90 localités. Ce chiffre diffère de celui de plus de 20 788 branchements avancé dans d’autres éléments ; l’écart n’est pas expliqué par les informations consultées. Le nombre d’environ 145 000 bénéficiaires n’est pas confirmé par cette source.
Ces données nationales ne constituent pas une ventilation complète du bilan régional annoncé par la CEDEAO, qui fait état de près de 500 000 personnes dans 490 localités. Les informations disponibles ne permettent pas de vérifier la répartition détaillée de ce total entre les trois pays.
Le nombre de branchements et celui des bénéficiaires ne mesurent pas la même chose : un raccordement de ménage peut desservir plusieurs personnes. Le bilan global annoncé par la CEDEAO porte sur les personnes dont l’accès à l’électricité a été fourni ou amélioré.
La dernière réunion avant la fin officielle du projet
Les opérateurs nationaux NAWEC, EAGB et EDM-SA ont participé à la réunion aux côtés des ministères de l’Énergie et des unités d’exécution. La continuité du service après la clôture du programme constitue un enjeu pour les réseaux et branchements réalisés.
La fin du comité de pilotage ne signifie pas, à elle seule, que le suivi des installations ou leur entretien sont garantis. Elle marque la dernière réunion de cette instance dans le cadre du projet ; la date d’achèvement officiellement prévue reste le 31 décembre 2026. Les informations consultées ne détaillent pas les modalités futures de maintenance pour chaque réseau.
Des conclusions attendues, sans détail sur leur adoption
Les sources consultées confirment la tenue de la réunion finale, mais ne permettent pas d’établir si des conclusions ont été adoptées ni d’en préciser le contenu. Il faut donc distinguer la réunion de pilotage d’un plan de pérennisation dont les détails auraient été publiés.
Les branchements réalisés constituent un résultat concret, mais leur effet durable dépend aussi de la capacité des opérateurs à assurer le service et à répondre aux besoins des ménages. La réunion a rassemblé des acteurs concernés par cette suite opérationnelle ; les informations disponibles ne permettent pas de préciser les décisions prises en matière de financement ou de maintenance.
Un bilan régional à transformer en service durable
Pour la Gambie, la Guinée-Bissau et le Mali, la continuité de l’accès à l’électricité après la fin du projet reste un enjeu. Le bilan régional annoncé par la CEDEAO donne une mesure de l’ampleur du programme, tandis que les données de la Banque mondiale documentent les branchements achevés en Guinée-Bissau.
La réunion d’Abuja clôt le cycle du comité de pilotage, mais la date du 31 décembre fixe le prochain jalon : l’achèvement officiel d’ECOWAS-REAP. La continuité du service après cette échéance dépendra notamment du fonctionnement des installations et de leur entretien.
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