Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a haussé le ton ce lundi 2 juin 2026, dénonçant des « tentatives de déstabilisation » venues de l’intérieur comme de l’extérieur. À quelques jours d’élections législatives sous haute tension, le chef du gouvernement joue la carte de la fermeté pour rassurer ses partisans et intimider ses adversaires.
Un scrutin sous pression
La campagne pour les élections législatives prévues le 1er juin 2026 s’est déroulée dans un climat électrique. Entre accusations de fraude, boycotts de l’opposition et violences sporadiques, le processus électoral est loin de faire l’unanimité.
Dans un tweet publié ce matin, Abiy Ahmed a affirmé que des forces obscures cherchaient à saper la stabilité du pays. « Nous ne céderons pas à ces manœuvres », a-t-il écrit, sans fournir de preuves concrètes.
https://x.com/africanewsfr/status/2061586140788896036
L’opposition crie au hold-up
Les principaux partis d’opposition, réunis au sein de la Coalition pour la démocratie, ont dénoncé un « simulacre électoral ». Ils pointent du doigt des irrégularités massives dans les listes électorales et un accès inégal aux médias.
« Le peuple éthiopien mérite mieux que cette mascarade », a déclaré un porte-parole de la coalition lors d’un point presse à Addis-Abeba.
https://x.com/voxafrica/status/2058881114702262769
La communauté internationale observe
Les observateurs internationaux, déployés en nombre limité, peinent à couvrir l’ensemble du territoire. L’Union africaine a appelé au calme et à la retenue, tandis que les États-Unis ont exprimé leur « préoccupation » face aux violences signalées dans plusieurs régions.
L’Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, reste un acteur clé dans la Corne de l’Afrique. Tout basculement politique pourrait avoir des répercussions régionales.
Abiy Ahmed en route vers un troisième mandat ?
Bien que le scrutin ne soit pas encore clos, les analystes estiment qu’Abiy Ahmed est en bonne voie pour décrocher un troisième mandat. Sa popularité, bien qu’entamée par des années de conflit et de crise économique, reste solide dans certaines régions.
« Il joue sur la peur du chaos pour consolider son pouvoir », analyse un chercheur basé à Nairobi, sous couvert d’anonymat.
Que retenir de cette journée électorale ?
Le 2 juin 2026 restera comme une date charnière pour l’Éthiopie. Entre dénonciations de déstabilisation et accusations de fraude, le pays semble plus divisé que jamais.
Une chose est sûre : les prochains jours seront décisifs pour l’avenir de la démocratie éthiopienne. Restez connectés pour suivre l’évolution de cette situation explosive.








