Le Nigeria a annoncé ce mercredi 27 mai 2026 une opération militaire d’envergure : pas moins de 175 combattants de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ont été neutralisés lors de frappes aériennes conjointes avec les États-Unis. Une nouvelle qui sonne comme une bouffée d’air frais dans la lutte antiterroriste au Sahel.
Une opération chirurgicale dans le nord-est du pays
Les frappes, menées entre le 18 et le 25 mai, ont ciblé des camps de l’ISWAP dans l’État de Borno, fief historique du groupe jihadiste. Selon le porte-parole de l’armée nigériane, le général de brigade Onyema Nwachukwu, les drones et avions de combat ont détruit plusieurs bases logistiques et centres de commandement.
« C’est un coup dur pour les capacités opérationnelles de l’ennemi », a-t-il déclaré lors d’un point presse à Abuja. Les pertes humaines, estimées à 175 morts, incluraient plusieurs cadres de l’organisation.
Coopération renforcée entre Abuja et Washington
Ces frappes conjointes illustrent la montée en puissance de la coopération militaire entre le Nigeria et les États-Unis. Washington fournit désormais un soutien logistique et de renseignement accru, en échange d’un accès à des bases dans le nord du pays.
« Les États-Unis restent un partenaire clé dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest », a commenté l’ambassadeur américain à Abuja, Mary Beth Leonard, dans un communiqué.
https://www.youtube.com/watch?v=bDSEkgnhHVg
Un bilan qui soulève des questions
Si l’armée nigériane se félicite de ce succès, des voix s’élèvent pour demander plus de transparence. Des ONG locales s’interrogent sur d’éventuelles victimes civiles, une préoccupation récurrente lors des frappes aériennes dans cette région densément peuplée.
« Nous saluons les efforts contre le terrorisme, mais chaque vie compte », a réagi Amina Mohammed, directrice d’une association de défense des droits humains à Maiduguri.
https://x.com/CGTNFrancais/status/2056792035428802720
Quel avenir pour la région ?
Cette offensive intervient alors que l’ISWAP tente de regagner du terrain après avoir perdu plusieurs bastions en 2025. Les experts estiment que la pression militaire doit s’accompagner de programmes de développement pour éviter une résurgence du jihadisme.
« La paix durable passe aussi par l’éducation et l’emploi des jeunes », rappelle le chercheur nigérian Adebayo Ogunleye, spécialiste des conflits au Sahel.
Le Nigeria, avec ses 200 millions d’habitants, reste un maillon essentiel de la stabilité régionale. Les prochaines semaines diront si ces frappes marquent un tournant décisif dans la guerre contre l’État islamique.
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